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  • Le contrat

    « Ah, vous vous êtes mariés sous contrat, mais ce n’est pas très romantique »

    J’ai eu droit à cette réaction lors de la réception dudit mariage. Ce soir-là, et de nombreuses fois par la suite, les réflexions à la limite de la condamnation ne manquent, les questionnements : « mais l’un de vous deux a de l’argent », les accusations de mesquinerie, voire de manipulation : « il t’a forcée ? »

    Moi, immanquablement, de rappeler à mon interlocuteur que le mariage est avant tout contrat civil signé librement entre deux parties, confirmant ainsi, aux yeux de certaines, mon manque de romantisme.

    N’en déplaise à certaines, oui, les femmes, je vous interpelle. N’en déplaise à certaines, le mariage n’a rien de romantique, il s’agit bel et bien d’un contrat au bas duquel deux personnes apposent une signature. Ce faisant, elles s’engagent à un certain nombre de devoirs prévus dans le code civil :

    De plus, ces personnes peuvent être contraintes si elles ne remplissent pas leurs devoirs.

    Rien de plus aride qu’une série de textes de lois qui définissent de manière ferme et irrévocable des règles à appliquer dans le contrat qu’est le mariage.

    Combien lisent ce à quoi ils ou elles s’engagent en mettant un gri-gri en bas d’une page de registre de mairie ? Combien ?

    En préparant ce mariage, nous avons pris le temps de discuter de notre union, l’amour était là, de manière indéniable, mais il n’était pas la pierre angulaire de notre alliance. En nous mariant, nous nous sommes offert un cadre légal, protecteur pour fonder une famille. En nous mariant, nous avons prévu de protéger nos patrimoines respectifs, présents et à venir. Avant de nous marier, nous avons aussi prévu notre séparation et les conditions dans lesquels nous aimerions que cela se passe. Nous avons fait tout cela car, nous avons pris l’engagement réciproque d’être des partenaires de vie. C’est là tout le sens du mariage à mes yeux, travailler ensemble à la réussite d’un projet commun.

    Tout cela n’est pas très romantique, je le concède volontiers…

    Cependant, à l’aube de l’anniversaire de nos 20 ans de mariage, je me permets d’affirmer qu’il y a du bon à traiter le sujet de mariage avec objectivité.

    Cela n’empêche en rien la jolie robe (ivoire, au décolleté généreux), le voile (en dentelle), la fête (200 convives), le père de la marié ému, le cousin ivre qui vide une bouteille de champagne sur la tête de la mariée (grrrr), mais je m’égare. Un jour, peut-être je vous raconterai tout cela. Dans l’attente, aimez-vous, mariez-vous, si vous voulez, mais pensez tout de même au contrat de mariage, on ne sait jamais : quasiment un mariage sur deux se termine par un divorce…

    source

  • Des Amours Qui Éveillent l’Âme

    Je voudrais des amours ordinaires,

    Non, pas des amours tièdes, encore moins insipides.

    Des amours qui ajoutent à qui je suis déjà,

    Pas des amours qui prennent, me vident de mon essence.

    .

    Je voudrais des amours qui me laissent pantelante,

    Nue sur des draps froissés, vibrante et satisfaite.

    Des amours où je joue, des amours où je ris,

    Des amours qui acceptent ma douce mélancolie…

  • Une histoire de cette femme

    C’est l’histoire d’une femme qui raconte des histoires.

    Dans cette histoire, a-t-elle manqué de discernement ? Je vous en laisserai juge. Moi, Tina, je vais tenter de vous rapporter les faits, mais ayez en tête qu’ils sont tous du point de vue de cette femme qui a vécu cette histoire. Trêve de bavardage, Tina, entrons dans le vif !

    Cette histoire commence quelque temps avant la crise du COVID19 et se termine quelque temps après le 1er confinement.

    Cette femme, nous allons l’appeler Christine, ce sera plus simple pour suivre.

    Christine, se cherche, elle sent bien qu’il manque quelque chose à sa vie, quelque chose ou quelqu’un ? Elle écrit, des poèmes tout mignons où elle parle d’amour. Elle est en plein questionnement sur son identité, et elle étale ses états d’âme sur Twitter.

    Christine s’intéresse au BDSM, elle pressent qu’elle pourrait y trouver une piste pour soulager ses maux.

    Christine tweete, like, tant et si bien qu’elle croise la route d’un compte, celui d’un homme qui pratique le BDSM, un Dom(inant). Il semble sympathique, et qui plus est, il répond volontiers à ses questions.

    Cet homme, nous allons l’appeler David, ce sera plus simple pour suivre.

    Avance rapide, le confinement est déclaré. Christine n’a quasiment plus d’interactions sociales, Twitter, ses DM prennent une grande place dans sa vie.

    Très vite, Christine se confie à David : les questions qui la traversent, ses interactions virtuelles avec d’autres, le BDSM, la soumission, le libertinage, tout y passe. Et toujours, David est là. Il conseille, il console, il écoute.

    David aussi se confie, il parle de sa femme, un peu. Il parle de sa soumise, beaucoup.

    Cette soumise, nous allons l’appeler Natacha, ce sera plus simple pour suivre.

    Christine se lie avec Natacha. Avec elle, elle aborde les questions sur la soumission, mais aussi celles liées au couple. Avec Natacha, Christine peut aussi parler de son nouvel amour, car Natacha et lui se sont… « croisés ».

    Christine se lit aussi avec « la femme ».

    Cette femme, nous allons l’appeler Nathalie ? Et oui, ce sera plus facile pour suivre.

    Donc je résume, nous sommes en plein confinement, Christine, elle est en plein questionnement/chamboulement, David, puis Natacha, puis Nathalie sont là pour elle. Ils la soutiennent chacun à sa façon. Christine est aux anges. D’autant plus qu’elle est en train de tomber amoureuse de celui qu’elle a renommé depuis « le connard ».

    « Le connard », on va l’appeler Bruno, mais il est accessoire dans cette histoire, donc on peut l’oublier.

    Heu, Tina, abrège !

    OK, OK, OK !

    Il était important cher lecteur que je pose le contexte, non ? Que tu comprennes bien Christine a entièrement confiance en ces trois personnes. Elle leur a confié ses doutes, ses joies… Elle s’est livrée en somme.

    La fin du confinement est annoncée !

    On va pouvoir vivre, à nouveau sortir !

    Christine planifie un voyage pour rencontrer…« le connard ». Se faisant, elle en parle à David : c’est l’occasion de se voir tous les deux pour prendre un verre et discuter !

    David accepte ce rendez-vous à deux. Ils fixent une date, peut-être aussi une heure.

    Christine ne s’en souvenait plus quand elle m’a raconté tout ça et a eu la flemme de vérifier ses archives.

    Un peu plus tard, David informe Christine que le soir en question, Nathalie et lui doivent aller dîner chez Natacha.

    A moins que se soit, Natacha et lui doivent aller diner chez Nathalie ? Quelle idée de prendre des prénoms aussi ressemblant, Tina !

    Christine pense alors qu’il veut déplacer leur rendez-vous, voire le décommander. Non, il lui propose de venir au dîner. Christine refuse : elle voulait juste prendre un verre avec lui. Ce n’est que partie remise. Natacha intervient de son côté, elle comprend les réticences de Christine, mais elle la rassure : certes le dîner va déboucher pour eux sur du sexe, mais si Christine ne veut pas participer aux « activités », il n’y a pas de problème. Elle pourra même s’enfermer dans une chambre si vraiment elle est mal à l’aise.

    Face à son écran, Christine marque un temps d’arrêt. David n’a pas parlé des activités annexes prévues, il n’y a même pas fait allusion…

    Christine reprend les deux conversations en parallèle. À Natacha, elle dit merci, mais ne voulant pas être comme un chien dans un jeu de quilles, elle préfère les laisser à leur plan d’origine. À David, elle dit la même chose peu ou prou. David revient alors avec une proposition de prendre un verre avec les deux autres femmes et qu’en suite « on verrait ». Christine répète, d’accord pour le verre, et ensuite elle les laissera vivre leur vie et faire ce que bon leur semble.

    Le jour J

    Le jour J, Christine n’a pas de nouvelle, David devait lui dire un lieu et une heure de rencontre (c’est sa ville, pas celle de Christine), mais pas de nouvelle. Christine s’agace un peu et contacte David qui lui répond de choisir le lieu. C’est compliqué pour Christine : elle ne voudrait pas leur faire traverser la ville, mais elle ne sait ni où ils sont ni où ils doivent se rendre après le verre. David ne répond pas. Elle finit par faire simple : elle choisit un bar qui l’arrange, elle. Elle donne aussi une heure, tant qu’à y être. David répond, mais en lisant entre les lignes, elle comprend que l’heure qu’elle donne ne convient pas, mais ce n’est pas franchement dit. La communication avec David ce jour-là très distendue, évasive.

    Christine se dit qu’ils n’ont peut-être pas la même notion de rendez-vous et commence à se faire à l’idée qu’on va lui poser un lapin.

    C’est alors qu’intervient un autre homme, une personne qui écrit aussi, avec qui Christine a eu très peu d’interactions jusqu’alors.

    Cet homme, nous allons l’appeler… François, c’est bien comme prénom, non ?

    François écrit à Tina en substance ceci : tu as rendez-vous avec des amis communs, je dois les voir aussi plus tard. Je sais qu’ils seront en retard à ton rendez-vous, si tu es OK, on peut les attendre ensemble au bar que tu as choisi.

    Il n’a pas écrit comme ça, hein, cher lecteur, tu as compris que je paraphrase. Reprenons…

    Christine est sur le cul. Elle est offusquée, interloquée pour parler moins familièrement. Elle sent qu’il y a anguille sous roche, mais elle est joueuse. Elle veut voir jusqu’où ils peuvent aller tout en espérant se tromper. Elle accepte de prendre un verre avec François pour « patienter ».

    Là je vais laisser la parole à Christine, car elle mérite qu’on lise ses mots :

    Me voilà à partager mon début de soirée avec cet inconnu, charmant. Il fait quelques tentatives de rapprochement que j’écarte négligemment. Et ce qui est bien, c’est qu’il me parle d’eux. Plus particulièrement d’une de ses rencontres avec eux. Je pense que c’était leur première rencontre, mais je n’en suis pas certaine. Cette rencontre : il avait rendez-vous avec l’une et c’est l’autre qui est venue. Et finalement, ils ont été rejoints par David et la personne avec laquelle il avait rendez-vous et ils ont fini la soirée à 4.

    Je souris jaune : il y a donc modus operandi…

    François avait été très content de ce rendez-vous. Je manifeste ma désapprobation : je n’aime pas les surprises.

    Le temps s’écoule doucement, nous échangeons, nous parlons « écriture ».

    Lui est sur son téléphone par intermittence. Je suppose qu’il échange par messagerie avec certains, si ce n’est tous les autres protagonistes. Il me tient au courant des allées et venues des uns et des autres. Alors que de mon côté, j’ai très peu de messages, voire quasiment pas.

    Au bout d’une heure de retard, je ne le cache plus mon agacement. Je pense que François l’a relayé car quelques minutes plus tard, j’ai un message assez cryptique de David me disant que c’est compliqué ou quelque chose du même acabit. Rien de clair…

    Malgré tout, je fais contre mauvaise fortune bon cœur : j’essaie de passer un bon moment. David propose de grignoter quelque chose, j’y vois un moyen de me retenir.

    J’accepte, « for the plot ». Ma curiosité à raison de moi : je veux savoir ce qui va se passer quand ils seront là !

    Je propose un plat à partager. Je mange très peu, je parle beaucoup. Arrive l’heure que je m’étais fixée pour partir, soit deux heures après l’heure du rendez-vous.

    Je me lève, je dis à François que je pars, deux heures de retard, c’est trop. Il semble embêté. Nous réglons et je m’en vais passablement agacée. Pourquoi ? Parce que tout monde avait sa partition sauf moi. Mon intuition me dit qu’il avait probablement été prévu que j’aie un peu de temps pour faire connaissance avec François afin que je n’aie pas de réticence à ce qu’il se joigne à nous pour plus tard. Avec l’histoire que m’a raconté François, je n’ai plus aucun doute sur le fait qu’il était espéré, voire prévu, que je « participe » à un « dîner entre amis ». Qu’ils seraient tous arrivés en me disant que c’est trop tard pour prendre un verre, et que ce serait plus simple qu’on aille « dîner ».

    Je reprends la parole…

    Christine me raconte comment, quelques jours après elle a été en colère. Comment elle a raconté cette soirée à d’autres que moi et comment ils ont partagé son analyse : il s’agissait d’une grossière manipulation faite par des personnes en qui elle avait confiance, tout ça pour quoi ?

    Pour une baise.

    Les mots de Christine, pas les miens.

    Elle me dit encore : « c’est d’autant plus con qu’ils m’auraient laissé le temps de les connaître, j’aurais été probablement d’accord ! »

    Malgré tout, Christine exprime à David sa déception et sa colère, et elle espère secrètement « que ça peut s’arranger » lui, s’explique, en DM comme toujours à grand renfort de « preuves ».

    Christine relève les incohérences dans les explications. Malgré tout, elle doute. Peut-être qu’il a raison, qu’elle est un peu parano. Elle doute. Elle montre les messages à un ami, et à un autre, et à un troisième. Tous lui disent sans conteste : ce n’est pas cohérent, il ment.

    Là, Christine n’est pas très fière de la dernière phase, mais elle en parle : elle était prête à passer l’éponge, prête à dire que c’était un malentendu. Elle leur a écrit un mail. L’objet du mail : « On efface tout et on recommence ? » le mail, le voici, sans censure :

    Je vous écris à tous les trois par souci de simplicité et surtout parce que je voudrais être transparente dans ma démarche.

    J’espère que l’objet du message vous donnera envie de lire jusqu’à la fin.

    Suite à notre quasi-rencontre à Paris, j’ai été tour à tour stupéfaite, incrédule, en colère, dépitée et blessée. J’ai laissé ces émotions me traverser, vous avez pu le juger par mes écrits et par mon silence.

    Silence que je romps aujourd’hui, car il est temps de passer à autre chose, à une nouvelle phase de notre relation.

    Je pourrai, si vous le souhaitez, vous exposer oralement cette soirée de samedi vue de ma perspective, mais ce n’est pas l’objet de ce message.

    Non, par ce message, j’admets que vous pensiez bien faire. Je ne doute plus de votre sincérité, mais votre discernement. Je suppose que vous vous êtes arrêtés aux textes que j’écris et que vous n’avez pas vu la personne qui est derrière. Et moi je me serais laissée emporter par votre enthousiasme. Mais peu importent les raisons.

    Au cours de ces derniers mois à vous lire, j’ai appris à vous connaître, un peu. Je ne peux nier que je me suis attachée à vous, à divers degrés certes.

    C’est là la raison de mon message. Je souhaiterais laisser derrière nous cette rencontre ratée et repartir sur de nouvelles bases.

    Je souhaiterais reprendre un lien amical.

    J’en exclurai cependant toute sensualité, ce temps-là est révolu.

    Ma proposition est ouverte à chacun d’entre vous et n’a pas de limite de temps.

    On pourra échanger de vive voix, si vous le souhaitez, mais j’espère sincèrement que vous l’accepterez.

    Christine n’a pas eu de réponse à son mail.

    La suite ?

    La suite est simple, et tellement classique. Christine  « fait trop de drama », elle « n’a pas compris ».

    En DM lui dit ne pas vouloir répondre, car c’était « trop de drama » pour lui, l’autre est restée silencieuse, la troisième continuait à la lire et à aimer ses posts, mais ne comprenait pas pourquoi Christine a fait tout une montagne d’un rendez-vous manqué.

    J’ai demandé à Christine pourquoi elle en parlait maintenant.

    « Parce que je n’en ai plus rien à foutre » m’a-t-elle répondu ? « Et puis, ça fait une bonne histoire, non ? »

    Christine se racle la gorge : « hum, blague à aprt. Je n’ai rien dit en public, car je n’avais vu l’intérêt que ça pouvait avoir pour moi, je n’avais pas perçu à quel point ça pouvait achever de me libérer de cette peur de déranger. Au final, je ne vais pas déranger grand monde, je vais en distraire quelques-uns et ça va s’arrêter là. Et si je dérange, tant mieux, ça permettra de faire du tri et du rangement.»

    Elle a ajouté : « en vrai, j’ai eu une belle leçon de vie à moindres frais. Certains diront en lisant que oui, j’ai fait du drama. À eux je réponds : ouais, et alors, tu as lu, tu aimes le drama, ne me remercies pas et abonne toi au compte de Tina. »

    Elle a souri avant de continuer : « d’autres penseront reconnaître les personnes en question, parmi eux certains diront : ah oui, ils m’ont fait ça aussi, mais c’était bien, enfin, je crois, peut-être… Ou encore, jamais ils n’auraient pu faire ça, et puis s’ils l’ont fait, ce n’est pas si grave, et puis, il ne s’est rien passé et puis… »

    Christine sourit encore (j’adore son sourire calme) : « Tu sais Tina, c’est un peu grâce à toi tout ça, tu portes ma voix et je t’en remercie. C’est toi qui assumeras ce texte et ses conséquences, s’il y en a. Moi, certains me jugeront, je m’en fous, certains m’en voudront peut-être. Et devine quoi ? Oui, je m’en fous. »

  • Dickmetized

    When you become mesmerized by the dick.

    She’s so dickmetized, she can’t even see that she’s being played.

    urbandictionary

    Traduction : être « dickmetized » c’est être hypnotisé par une queue.

    J’aime cette facilité à créer de nouveaux mots pour exprimer des concepts jusqu’alors ignorés.

    En grande consommatrice de contenu anglophone, j’ai tout naturellement été séduite par le mot. Il est simple, explicite, percutant. Et en grande amoureuse de la langue française, j’ai cherché un équivalent qui aurait autant de punch. Je n’en ai pas trouvé, alors, je l’ai imaginé. C’est ainsi que je vous propose un mot autoporté :

    Hypnobité

    Comme dans : elle a été hypnobitée par ce mec, au point de ne pas se rendre compte qu’il mentait.

    Qu’en pensez-vous ?

  • Main farcie

    Pour 4 personnes

    Ingrédients

    • 4 mains d’adulte pas trop âgé
    • 400 g de chair à saucisse
    • 800 g de pommes de terre
    • Du thym
    • De l’ail
    • De l’huile d’olive
    • Épices de votre choix

    Assurez-vous que les mains soient bien lavées : faites-les tremper ¼ d’heure dans de l’eau froide avec le jus d’un citron avant de les brosser.
    Pour chaque main, décoller délicatement la peau, côté dos.
    Glisser dans l’espace ainsi créé env. 100 g de chair à saucisse. Ficeler le poignet avec du fil de boucher pour éviter que la farce ne s’échappe à la cuisson.

    Réserver.

    Éplucher et couper les pommes de terre en cubes, dans un saladier, les arroser d’huile d’olive, de thym émincé et des épices votre choix.

    Dans un plat allant au four, disposer les mains en rosaces, dos vers le fond du plat, entre chaque doigt, mettre une gousse d’ail. Remplir le reste du plat avec les pommes de terre.

    Faire cuire à 180 °C pendant 15 min. Retourner les mains, paumes vers le haut et laisser cuire env. 10 min, ou jusqu’à ce que les doigts se soient recroquevillés.

    Sortir du four, couvrir et laisser poser 10 min avant de servir.

  • Alors, Polyamoureuse ou libertine ?

    « Tina, tu es libertine ou polyamoureuse ? »

    Immanquablement, quand cette question m’a été posée, j’ai répondu que j’étais polyamoureuse.

    Pourtant…

    Pourtant, si on s’attarde à la définition du Larousse pour le mot libertin, celle du XVIIIe siècle, un libertin était une personne « manifestait son indépendance d’esprit par rapport aux enseignements du christianisme, et qui refusait toute soumission à l’Église. »  Je ne peux le nier, j’ai pris mes distances des enseignements religieux, je m’en amuse parfois dans certains textes. En revanche, si on s’attarde sur la définition plus récente : qui mène une vie dissolue, qui est de mœurs très libres, ma position est tout autre. En effet, je ne mène pas une vie dissolue, ma vie est bien rangée. Et mes mœurs alors, sont-elles libres, très libres ? Oui, probablement, mes mœurs sont beaucoup plus libres que la moyenne. Car en parlant de mœurs, nous parlons de sexe, n’est-ce pas ?

    Ce qui est frappant, à toutes les personnes qui m’ont posé la question « polyA ou libertine », à toutes sans exception, je n’avais dit qu’une chose sur ma vie amoureuse : « j’ai deux chéris ». Toutes les personnes qui m’ont posé cette question ont ainsi procédé à tenter de me mettre dans une case. La plupart du temps, dans le contexte où elle était posée, la personne qui posait la question tentait d’évaluer si j’étais disponible pour du sexe sans effort et sans engagements. En répondant que je n’étais pas libertine, je m’assurais de ne pas avoir à gérer des avances non désirées.

    Pourtant…

    Pourtant, je suis consciente qu’une attraction physique peut naître entre deux personnes, ou plus, sans obligatoirement déboucher sur une relation amoureuse. J’imagine sans difficulté qu’une similitude d’esprits, des intérêts communs, une certaine alchimie puissent se traduire par une rencontre des corps, sans d’autres engagements que celui de partager un moment agréable pour tous.

    Cependant, si je ne m’attends à construire une relation amoureuse avec chaque personne avec laquelle je ferais du sexe, j’attends qu’on me charme, qu’on me donne envie, qu’on fasse un effort. J’attends de sentir que je suis désirée. Un homme qui considère que si je suis libertine, ipso facto, je suis disponible pour la bête à deux dos aura vite fait de se mordre les doigts et de rentrer à la maison la queue entre les jambes.

    Alors, Tina, cela ne nous dit pas si tu es libertine ou polyamoureuse.

    Je suis l’une et l’autre, mais pour les fainéants, je suis et resterai polyamoureuse.

  • Bonne continuation

    J’ai appris ces dernières années que toute relation porte en elle les graines de sa fin. Nos graines de fin ont germé, nous les avons laissées pousser, elles ont fleuri et elles se sont épanouies jusqu’à ces mots : « bonne continuation ».

    Deux simples mots qui portent en eux une saveur douce-amère.

    Nous ne nous détestons pas, nous sommes simplement arrivés à l’endroit où nos routes se séparent.

    Alors que je reprends ma route seule, je revois ce dernier échange.

    « Bonne continuation ».

    « Te voilà congédiée, ma pauvre Tina ». Congédiée pour avoir exprimé un mal être, pour n’avoir pas répondu à une attente.

    Soit.

    Si ces mots sont arrivés, si ces graines ont germé, ont poussé, ont fleuri, c’est qu’il était temps.

    Je continue donc ma route, en gardant les bons souvenirs.

    Peut-être que nous nous croiserons à nouveau, mais je n’y crois pas vraiment, car à lui, comme à d’autres avant lui, j’appliquerai ma routine, celle qui me protège de moi-même, qui coupe l’herbe sous les pieds de la nostalgie. Elle est simple cette routine : je supprime, le contact de mon téléphone, les historiques de conversations, je coupe les liens sur les réseaux. Cela pourrait paraitre dur à certains, mais il s’agit là de protéger l’hypersensible en moi.

    Ce que je viens d’écrire, je l’ai écrit pour moi et si je le publie c’est parce qu’encore une fois, cela me fait du bien. Je n’attends pas de messages de sympathie, des amitiés s’arrêtent, cela fait partie de la vie et je l’accepte.

  • Une histoire de pierre

    J’ai cherché une histoire, sous un caillou velu,
    Cherché le sens des mots, dans le vent, dans le sable.
    La pie qui sautillait me dit ce mot aimable :
    « Plutôt que de chercher, savoure donc le vécu »

    « Tu as toujours raison, ma douce, ma jolie pie,
    Encore une fois, tes mots me rappellent à ma vie. »

    Photo d'un sous bois
    photo de Fabian Wiktor

  • Frustration

    La bouillabaisse ou l’allégorie de la frustration

    Je ne m’y connais pas bien en matière de bouillabaisse, il semble que l’origine du mot vient du fait qu’il convient de baisser le feu quand ça bout. L’idée étant d’avoir un frémissement continu jusqu’à la cuisson parfaite.

    Je ne m’y connais pas bien en matière de bouillabaisse, pourtant, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec cette douce torture que #lui m’inflige, parfois, souvent, tout le temps : la frustration.

    Je tempête, je peste, pourtant…

    Est-ce à dire que j’aime ce jeu où la bouillabaisse, c’est moi ? Il fait chauffer un peu et m’amène au bord, juste au bord avant de couper le feu. Plus le temps passe et plus sa connaissance de mon corps lui permet de m’amener si près du bord, tellement près, trop près. Je le maudis alors ! Je peste ! Je tempête ! Je pense bien lui avoir dit un jour que je le détestais. C’était cette fois mémorable où tout un we durant, il avait entretenu mon frémissement, tantôt avec ses doigts, tantôt avec sa queue ou bien sa bouche.

    Je me revois, penchée en avant sur la table, jambes écartées, ses doigts en moi, puis sa queue, brièvement…

    Mais, je m’égare dans mes souvenirs…

    Revenons à la bouillabaisse, je n’aime pas la préparation, mais j’aime bien la dégustation, l’explosion de saveurs, la profondeur des arômes, l’umami…il en est de même pour la frustration.