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  • Le bain

    Je t’imagine dans ton bain.

    Un bain moussant qui sent la lavande. J’adore l’odeur de la lavande, douce, relaxante.

    La mousse épaisse sur l’eau masque ton corps.

    Des volutes de vapeur s’échappent du bain chaud et dansent dans l’air.

    Tu es là, enrobé de vapeur et de lavande.

    Et si …

    Et si j’entrais dans cette salle de bain, que je m’approchais de toi, lentement.

    Et si je m’asseyais au bord de la baignoire,

    Et si sans un mot, je glissais une main indolente dans l’eau, au-delà de la mousse.

    Et alors…

    Alors, l’eau formerait un gant d’une voluptueuse chaleur autour de ma main.

    Alors, ma main te trouverait et formerait un gant encore plus voluptueux autour de toi.

    Et si je serrais légèrement, alors tu halèterais en silence.

    Et si ma main glissait, si mes doigts te frôlaient, alors tu halèterais encore.

    Et si…

    Et si, je te reprenais dans ma main. Si ma main glissait lentement vers le haut, vers le bas.

    Et si mon autre main entrait dans l’eau à son tour, caressant ton cou, ton épaule, ton ventre

    Ma main mue de sa propre volonté, pressant, glissant de haut en bas.

    Alors, peut-être cambreras-tu les reins, répondant à mes mouvements.

    Alors peut-être baiseras-tu ma main jusqu’à ta jouissance.

    Je t’imagine dans ton bain et j’imagine ma main, dans l’eau chaude, sous la mousse.

  • Le miroir

    Ce matin, je me levais comme tous les autres matins. Enfin, se lever est un bien grand mot. Disons que je me suis assise sur le bord du lit, pas vraiment réveillée.
    J’ai levé la tête et face à moi, mon reflet dans la glace, dans ce miroir judicieusement posé pour épier mes ébats. Quoi de mieux que de voir celui qui vous régale en levrette ? Mais je m’égare, cette histoire sera pour une autre fois, peut-être.

    Ce matin, j’étais seule. Seule, face à mon miroir, je me suis demandé s’il aimerait me voir ainsi assise. Aimerait-il mes épaules rondes, mes seins lourds aux mamelons caramel, mon ventre arrondi et niché à la jonction des cuisses, mon triangle sombre ? Verrait-il les nuances de couleurs ? L’ocre, là où mon maillot de bain me couvrait pudiquement, l’ambre sur les parties exposées. Aimerait-il tout cela, s’il était avec moi ?

    S’il était là ? Mmm, je commençai alors à l’imaginer : assis derrière moi, il me regarde dans le miroir.

    Ses mains glissent timidement sur mes épaules. Dans mon cou, sa bouche. Je frémis. Je vois dans le miroir, ses mains qui enveloppent mes seins, les soupèsent, les pressent et titillent les tétons. Mon corps s’arque tel celui d’un chat qui devance les caresses.
    Je ronronnerais presque.
    Une main s’échappe, parcourt rapidement mon ventre et vient se nicher à l’orée de mon sexe. Un doigt posé sur la pointe du clitoris m’interroge. Je comprends la question et j’écarte les cuisses, expose ainsi mon con à son exploration.
    L’invitation est claire et elle est acceptée.
    Dans le miroir, je vois son doigt qui disparait, qui s’enfouit doucement en moi. Il en sort lentement, enduit de ma cyprine. Il s’enfouit à nouveau puis sort alors mon bassin accompagne son mouvement.
    Murmure à mon oreille : « Pas encore ».
    Le doigt ainsi lubrifié revient sur mon bouton qui grossit et pulse, avide de caresses.
    Je ferme alors les yeux et je me laisse porter par les sensations. La main entre mes cuisses poursuit l’exploration, dans un rythme appuyé, me voilà pénétrée, branlée jusqu’au plaisir.

    J’ouvre les yeux, je suis seule face à mon miroir et je me vois, une main sur un sein, l’autre sur l’entrejambe. Je me souris, je suis belle quand j’ai joui.

  • Le bâillon

    Le bâillon

    Est-il pire bâillon que celui qu’on s’impose 

    Quand la peur de déplaire est plus forte que l’envie ?

    Ne parle pas, n’écris pas.

    Est-il pire silence que celui que l’on garde

    Quand on sait que ses mots ne sont pas désirés ?

    Ne parle pas, n’écris pas.

  • Le câlin

    Le câlin

     

    Tu me prends tes bras, tu me serres contre toi,

    Mes blessures se referment et le monde s’efface,

    Mon corps fond dans le tien et mon cœur s’apaise.

     

    Ah, on s’éloigne déjà, le froid s’empare de moi,

    Mes yeux brillent malgré moi, je voudrais revenir,

    Je voudrais me blottir contre toi, mon ami.

     

    Reprends-moi, mon amour, reprends-moi dans tes bras.

    Serre-moi, mon amour, serre-moi contre toi.

    Protège-moi, rassure-moi, en ton sein accueille-moi.

     

    Je voudrais oublier et le monde et le reste.

    Tes bras autour de moi, ton corps qui me réchauffe,

    Voilà le souvenir que je veux conserver.

     

    Je veux inscrire en moi les courbes de ton corps.

    Reprends-moi mon amour, serre-moi contre toi,

    Enlace-moi mon amour, reprends-moi dans tes bras.

     

  • Mes trois rimes

    Mes trois rimes

     

    Rêver de toi, bien malgré moi,

    Le mot paresse, s’impose à moi.

    Vouloir rimer avec caresse.

    Penser à toi, toi qui n’es plus,

    Cet amour à jamais perdu.

    Devoir rimer avec tristesse.

    Pour effacer, encore une fois,

    Me rendormir, tout contre toi.

    Pouvoir rimer avec tendresse.

  • Le défi de Guillaume

    Tu m’approches, nonchalant, le cigare à la main.
    Que veux-tu ? Que je fume ? Que je tire dessus ?
    À moi de l’allumer avant de l’emboucher ?
    Non ? Dis-moi donc que faire, je suis bien empêtrée,
    Je ne sais qui que quoi. Comment ? Ouvrir la bouche ?
    D’accord. Ensuite, dis-moi, je suis avide d’apprendre.
    M’humidifier les lèvres ? Comme cela ? Oui, très bien.
    Ah, tu l’as préparé, je dois le prendre en main
    Le porter à ma bouche et y poser les lèvres ?
    Quelle saveur inusuelle ! Je la trouve délicieuse.
    Que j’aspire, tu es sûr ? Aspirons donc alors !

  • Un dimanche en terrasse

    Je fume. Une cigarette slim. J’attends Damien. Il m’a prévenue qu’il aurait du retard. Ça passera pour cette fois. Un café noir refroidit devant moi. Je m’ennuie.

    Je prends mon briquet et je joue distraitement avec. Perdue dans mes pensées, je prends peu à peu conscience de cette sensation d’être observée. Je devine, plus que je ne vois, un regard posé sur moi. Je fais mine de consulter le menu et j’observe les alentours à la dérobée.

    Oui, cet homme, sur ma droite, il vient rapidement de tourner la tête vers son verre, un Perrier, à en juger par la bouteille iconique.

    Hum, il est pas mal, entre deux âges. Et si… J’ai bien envie de jouer un peu, voyons si lui aussi.

    Il regarde dans ma direction à nouveau. Je relève la tête et plonge mon regard dans le sien. « Oui, je t’ai vu, mon coco ». Il me sourit timidement, comme pour s’excuser de m’avoir dévisagée. Je souris à mon tour, largement, en rejetant un peu la tête en arrière dans cette attitude crâne qu’on me reproche parfois. « Oui, je t’ai vu… maintenant à toi »

    D’un mouvement rapide, je tire sur ma robe et lui montre ma poitrine. Son expression surprise est délicieuse. Je me rajuste sans le lâcher du regard. Répondra-t-il, acceptera-t-il mon…jeu ?

    Il semble hésiter et finit par détourner les yeux… Dommage, il me plait bien. C’est peut-être mieux comme ça.

    Une main sur ma nuque, c’est Damien, il se penche à mon oreille « Je t’ai vu ma coquine », puis il m’embrasse. Je lui ris en haussant les épaules. Damien secoue la tête en riant doucement à son tour et s’assoit. Du coin de l’œil, je vois l’homme debout entre nos tables. Venait-il vers moi quand Damien est arrivé ? Probablement à en juger par sa mine déconfite. Je lui fais signe d’approcher. Dans un même temps, je glisse à Damien « Il me plait ».

    Damien se retourne alors et d’un geste de la main, il invite l’homme à nous rejoindre.

    Nous le regardons approcher lentement. Damien lui tire une chaise, lui serre la main. Moi, je pose un baiser sur le coin de ses lèvres. Le ton est donné.

    D’un hochement de tête, Damien approuve mon choix. Nous nous présentons. Pendant que nous parlons, Damien pose une main légère sur la cuisse de notre nouvel ami qui ne bronche pas. J’en fais de même. Sylvain – c’est ainsi qu’il s’est présenté – me regarde, puis il regarde Damien. Un petit sourire apparait sur le coin de ses lèvres alors qu’il continue de nous parler.

    Je remonte doucement la main le long de sa cuisse et retrouve celle de Damien. Nous nous disputons gentiment le terrain, un renflement évocateur dans cet entrejambe encore inconnu.

    Je n’en peux plus d’attendre, je donne le signal du départ. « Allons-y, tu veux bien ? »

    Il veut bien. Je lui prends la main et l’emporte avec nous en me félicitant du retard de Damien.

     

    Ma revisite d’une histoire de Fran que je vous invite à lire sur son blog.

     

  • Le rêve de Ludo

    Comment me suis-je retrouvée la tête enfouie entre les jambes de Lady A et le con rempli le sexe de Ludovic ? C’est une histoire qui mérite d’être racontée. Cependant, je te passerai le prologue, car je sais bien, cher ami, ce qui t’intéresse le plus et nous avons peu de temps devant nous.

    Ludovic avait décidé d’une règle, moi, je devais attendre son bon vouloir alors que lui s’occupait d’elle. Plus précisément, je devais attendre qu’il déclenche l’œuf vibrant pour me joindre à eux, si j’en avais l’envie.

    Sagement assise sur un fauteuil, nue, je le suivais du regard alors qu’il attachait Lady A. Il lui a d’abord lié les mains avec un foulard de soie noire. En se dirigeant vers les pieds de Lady A, il lui a effleuré le ventre. Elle a frissonné, moi aussi. J’ai profité de ma position pour la regarder, elle, magnifique, bras et jambes écartées, la soie noire des foulards assortie avec sa toison soigneusement détourée. Nos regards se sont croisés, nos sourires se sont répondus. Puis nous sommes revenues sur Ludovic qui continuait sa mise en place de jouets sur le lit. Chacun de ces jouets était autant de sources de plaisir potentiel, je me suis demandé s’ils étaient tous pour elle, et comment il allait s’en servir. Il s’est arrêté pour contempler la scène sous ses yeux, il semblait aussi calme que moi j’étais fébrile. Comme tu le sais, la patience n’est pas mon fort : je n’avais qu’une envie, celle de me lever du fauteuil et de caresser Lady A autrement qu’avec les yeux. Il a interrompu ma rêverie :

    – Tiens, tu peux le mettre.

    Dans ses mains, l’œuf vibrant dont nous avions parlé. J’ai souri, le jeu commençait enfin. J’ai pris le tube de lubrifiant posé à côté de moi sur une table basse. J’ai allumé le jouet après l’avoir enduit de gel. Puis, mon regard vissé dans le sien, j’ai écarté les jambes et je me suis introduit l’œuf lentement, très lentement. Il a eu ce petit sourire complice dont je t’ai déjà parlé. Je lui ai envoyé un baiser, il a souri encore plus et s’est tourné vers Lady A. Après tout, nous étions là pour elle. Il lui a demandé de fermer les yeux, ce qu’elle a fait. Elle aussi souriait. J’aime les gens qui ont le sexe joyeux !

    Ludovic a pris son premier jouet, un plumeau. Le cou et les épaules, puis le ventre de Lady A ont frissonné sous ses caresses. Ludovic a continué vers le bas, il a à peine effleuré le sexe de Lady A avant de continuer vers ses cuisses et ses jambes. Je n’en perdais pas une miette tout en me demandant si j’avais envie d’être le plumeau ou la peau. Il m’a jeté un regard, comme pour s’assurer de mon obéissance, puis il a repris son parcours sur le corps de Lady A. Il est revenu sur son sexe, en a agacé un peu le clito. Elle se trémoussait à chaque effleurement des plumes. Le plumeau, j’ai eu envie d’être le plumeau.

    Ludovic a fait une pause et a changé de jouet. Il est venu à moi avec un petit vibro d’une main et un gel de l’autre. J’ai cru un moment qu’il allait changer le script. Mais, non, en souriant, il a simplement posé un peu de gel sur mon clito. J’ai été un peu perplexe, puis j’ai senti la sensation de chaleur sur mon clito : il avait utilisé du lub chauffant, l’affreux. Le sourire qu’il a eu avant de retourner à Lady A et d’en faire autant sur elle !

    Il a pris la télécommande de mon œuf et…rien. Le coquin avait décidément envie de tester ma patience. Le petit vibro en main, il a tourné son attention vers Lady A, ses seins aux tétons durcis puis son clito. Je ne voyais pas très bien ce qu’il faisait, mais les réactions de Lady A étaient parlantes, ses petits soupirs, les soubresauts de son bassin, elle aimait.

    J’ai sursauté quand Ludovic a déclenché l’œuf. Enfin !

    Il m’a lancé la télécommande. Je me suis amusée seule, un moment : j’ai augmenté les vibrations de l’œuf et me suis caressée. Ludovic continuait à s’occuper de Lady A avec un womanizer et un dildo. Fascinée, je regardais le jouet en verre entrer et sortir du sexe de Lady A alors qu’elle allait à la rencontre du jouet avec des mouvements amples. Involontaire, je me suis mise à onduler du bassin en cadence avec elle.

    Et puis, tout devient un peu flou, comme des flashs. Je me souviens avoir eu très envie de me joindre à eux, de m’être levée, de m’être collée à Ludovic et l’avoir branlé. Lui, il avait mis les jouets de côté et avait enfoui la tête entre les cuisses de Lady A. Puis, je ne sais pas trop comment, me voilà en train de sucer Ludovic.

    Et moi encore, entre eux cette fois, à la main, la télécommande du jouet qui vibrait entre les cuisses de Lady A. Ma bouche sur son sexe à elle, un délice ! Ses soupirs qui montaient et les miens, étouffés quand Ludovic a remplacé l’œuf par son sexe. Le corps de Lady A qui se tend à la rencontre de ma langue, mes mains sur ses seins, les mains de Ludovic sur mes hanches. Ses mouvements qui nous donnent à tous les trois un rythme, un balancement lent au début puis frénétique alors que le plaisir arrive. Nos soupirs qui emplissent la pièce. La vague a d’abord emporté Lady A, puis moi et enfin lui.

    Oui, je sais, Ludovic en a parlé comme d’un rêve qu’il a fait, mais désormais tu sais…

    Pour lire la version de Lady Annia, c’est ici

    Pour lire la version de Ludo, c’est ici

    Divagations rouge

  • Le coussin

    « Vous me défiez, ma chère. Prenez votre coussin. »

    Je savais par ces mots que la punition n’allait pas tarder à tomber.

    – J’attends.

    Au téléphone, sa voix marquait une légère impatience.

    Ne voulant aggraver mon cas, j’ai répondu doucement :

    – Je l’ai, Maître.

    J’ai essayé de mettre l’accent sur le M de Maître, comme il aime.

    – Bien, vous allez vous donner du plaisir ma petite dépravée, mais…

    Il jouait avec moi. J’avais appris à mes dépens, il fallait le laisser terminer ses phrases et en aucun cas ne le relancer. Alors, j’ai attendu, suspendue à son silence. J’allais pouvoir me donner du plaisir… cela ne pouvait être la punition.

    Il a repris :

    – Vous pouvez vous frotter, ma petite chatte, mais je vous interdis de jouir.

    Ah, voilà… Interdiction de jouir. Je me suis empressée alors d’acquiescer d’un « oui, Maître. »

    Je me suis allongée sur le ventre, le coussin entre les cuisses.

    – Vous ne protestez pas ?

    – Non, Maître, la punition est méritée, j’ai été insolente.

    – Bien. Allez-y et n’oubliez pas de me raconter.

    – Oui, Maître.

    J’ai commencé à frotter mon bas ventre sur le coussin. Ce faisant, j’invoquais des sensations, des images et je les partageais avec lui.

    En premier lieu, son poids sur mon dos, sa peau contre la mienne, sa chaleur…

    Puis, rapidement, je le sentis en moi alors qu’il m’emplissait le cul, je sentis ses coups de reins fermes et appuyés. Je sentis sa main me tirant les cheveux, sa bouche sur ce bout de chair tendre entre le cou et l’épaule.

    Je lui dis tout cela, le souffle court.

    Je sentais mes seins se tendre, et cette pulsation dans le creux de mes reins…

    Ah, il fallait que j’arrête, là, tout de suite, avant ce point de non-retour.

    Quelle serait ma punition si je me laissais aller ? Je n’étais pas prête à le savoir.

    Je roulai sur le côté.

    – J’ai réussi à m’arrêter, Maître. Ça a été difficile, mais j’ai réussi.

    – Très bien, j’ai entendu, vous n’étiez pas loin…

    – Non, Maître…

    Il resta silencieux. Je me mis à espérer. Était-il suffisamment satisfait de mon obéissance ?

    Il me demanda comment je me sentais. Encore un peu essoufflée, je lui décris, mon cœur qui battait la chamade, mon antre avide de libération, les frissons de désir qui parcourraient mon corps.

    Je lui dis comme j’aurais aimé qu’il fût là avec moi, comme j’avais envie de sa main sur moi.

    Il m’écouta, impassible.

    Presque.

    J’entendais son souffle légèrement altéré. J’ai eu confirmation de son excitation quand il dit d’une voix plus basse :

    – Recommencez.

    Que je recommence ! S’il le fallait.

    – Oui, Maître.

    Je repris ma position. Le coussin entre les cuisses, je recommençai mes ondulations. Nul besoin, cette fois, d’invoquer des images. Mon corps n’avait qu’une envie : relâcher cette tension.

    Je m’arrêtai in extremis.

    Haletante, je l’informai de ma maîtrise.

    – Bien, je sais comme ce fut difficile.

    – Ca l’a été, Maître

    – Je suis fière de vous.

    – Allez-vous m’autoriser à jouir, Maître ?

    J’ajoutai un « s’il vous plait » de circonstance avant de réaliser mon erreur.

    Je l’entendis jubiler quand il me dit :

    – Recommencez et interdiction de jouir.

    Un hoquet m’échappa alors que je ravalais une protestation.

    – Plait-il ?

    Je balbutiai une excuse et poursuivie par un « oui, Maître » en me maudissant intérieurement de ma naïveté.

    Quelques frottements à peine, mon corps était en feu !

    Il fallait se re-te-nir !

    J’envisageai un instant de désobéir, un instant seulement. Je ne devais pas, je ne voulais pas le décevoir !

    Je roulai sur le côté à nouveau, triomphante.

    – J’ai réussi !

    Il me félicita chaudement, comme sa voix était douce à mon oreille. Elle apaisait presque cette tension qui tendait mon corps entier.

    Presque.

    Il me demanda à nouveau comment je me sentais, je lui dis.

    Je lui dis mes seins douloureux de n’être pas touchés.

    Je lui dis ma mangue dégoulinante.

    Je lui dis les battements de mon cœur sur mon bouton.

    Je lui dis tout cela et bien plus.

    Il me félicita encore, me dit sa fierté de m’avoir pour soumise. Puis, il me dit :

    – Vous pouvez jouir maintenant, mais à une condition.

    Je n’entendis que la première partie, je pouvais jouir, enfin, me libérer.

    Une condition ?

    Je gardai le silence dans l’attente de la « condition. » Ce n’était pas le moment de faire preuve d’impatience. Surtout pas aussi proche de pouvoir me laisser aller enfin à cette vague qui avait failli m’emporter.

    Sa joie quand il me dit d’une voix douce :

    – Vous pouvez jouir, à condition de mettre quelque chose dans votre petit cul…

    Que je me mette quelque chose ? Mais quoi ?

    Il continua :

    – Mettez-vous un jouet, celui que vous voulez.

    La punition se transformait en récompense !

    Avec délectation, je choisis un petit plug. Je lui dis quel jouet allait me prendre. Un peu de gel, le plug positionné, je repris mes frottements, joyeusement cette fois, une main entre les cuisses à l’entrée de mon con.

    Tant que je pus parler, je lui dis, la chaleur, le plaisir qui arrivait. Je l’entendais m’encourager, son souffle aussi court que le mien, sa voix rauque ajoutant à mon plaisir.

    Mes gémissements enflaient alors que je surfais enfin cette vague tant espérée.

    Un cri à peine retenu traversa la distance nous séparant :

    – Merci, Maître.

    Et je jouis.