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  • Je suis la source

    Je suis la source

    Je suis le soleil, les embruns
    Je suis le soufre et le volcan
    Je suis l’eau douce, celle du Carbet.

    Je suis les alizés
    Je suis l’amour
    Je suis la vie.

    Viens dans mon cou
    Sens mon odeur
    Celle du soleil.

    Goûte ma peau
    Ma peau cannelle
    Ma peau muscade.

    Sens sous ta langue
    Le sel de vie
    Mer Caraïbes.

    Viens mon Ami
    Viens t’abreuver
    Viens à ma source.

  • Trahi

     Trahi

    À Camille

     

    Ma chère, mon alter ego m’a laissé tomber !

    Je dois le reconnaître, il m’a vraiment trahi.

    Oui, ma chère, je t’assure, tout allait bien, crois-moi.

    Et puis un jour, comme ça, d’un coup ça n’allait plus.

     

    Il était fatigué, usé de notre vie.

    Je te parle de ce jour où mon corps m’a trahi.

    Bien sûr, je l’aime toujours, enfin, j’essaie, crois-moi.

    Mais c’est bien difficile, vois-tu : il m’a trahi.

    Il m’a fait prendre conscience de ma fragilité

    Je ne suis pas fini, mais j’aurai une fin.

     

    Voilà ce qu’il m’a dit. Je le savais, bien sûr.

    Mais comme toi, je l’oublie, j’aurai une fin, c’est sûr.

    Mais d’ici là ma chère, il faut que nous vivions

    Alors je le bouscule, je fais du sport, je sors

    Et lui il se défend, m’accable de fatigue

    Il réclame des pauses, des moments de répit.

    Et moi je ne veux pas, mais je n’ai pas le choix.

     

    Que me dis-tu, ma chère, il faut que je pardonne ?

    C’est mon alter ego, je lui en veux encore !

    Il faudrait faire la paix, oublier la traitrise ?

    Ce serait mieux, dis-tu, que je pardonne enfin ?

    Que j’avance avec lui et non plus contre lui ?

    Ah, je t’entends, ma chère, tu as raison sans doute.

     

    D’accord, reposons-nous, reposons pour l’instant

    Demain, nous reprendrons, si tu le veux mon corps

    Demain, nous irons mieux, le veux-tu bien mon corps ?

    Demain, nous avancerons, car tu le sais mon corps

    Tu m’as trahi, et oui, mais j’ai besoin de toi.

     

    Mon corps, je te pardonne et j’absous tes faiblesses

    J’accepte tes limites. Je te pardonne, mon corps.

    Demain, nous avancerons, à ton rythme, pas au mien.

    Et nous ferons de pauses, si tu en as besoin.

    Demain, mon corps, nous vivrons, tous les deux.

    Encore.

     

     

     

     

  • QuandNote

    Parfois au détour d’un tweet, on fait une rencontre. C’était un vendredi et Mister AKA @Mister28503740 m’a fait le plaisir de répondre à un tweet que je trouvais somme toute banal.

    Il s’en ai suivie une danse, un instant éphémère que j’ai retranscrit ici :

     

    Quand la fatigue m’étreint
    Fait de moi sa catin…

     

    Note à moi-même : Surtout ne pas lui offrir de café

     

    Quand, lasse de cette journée
    Je rêve de me coucher…

     

    Note à moi-même : Proposer un lit, un massage et du Satie.

     

    Quand un mot de sa bouche
    Commande que je me touche…

     

    Note à moi-même : Rester comme je suis, directif.

     

    Quand, lascive, je m’étire
    Et retiens un sourire…

     

    Note à moi-même : Ne pas se fier à son visage fermé, en fait elle sourit.

     

    Quand sa main sur ma peau
    Me réveille à nouveau
    Le sourire se mue
    En un soupir ému…

     

    Note à moi-même : Être moi-même tactile.

     

    Quand ma chair il pétrit
    La fatigue se replie …

     

    Note à moi-même : N’oublie jamais d’être vraiment comme toujours, ferme et douceur à la fois. #oxymore

     

    Quand sa vigueur douce
    Provoque en moi secousses
    Quand ses mains jouent sur moi
    Ah, le plaisir me noie

     

    Note à moi-même : Penser à changer les draps

     

    Quand la vague m’emporte
    Quand elle est chaude et forte

     

    Quand je …
    Quand il …
    Quand nous …

     

    Note à moi-même : Finir ses phrases par mes caresses, par son émoi et par notre plaisir.

     

    Tous droits réservés aux auteurs respectifs.
  • Indécences

    La source de mes rêves est tarie pour un temps
    J’aimerais mes tracas, évanouis un moment
    L’espace d’un instant, j’aimerais oublier
    Et j’aimerais baiser jusqu’à m’anesthésier.

    Tout lâcher, tout laisser, ne plus rien décider
    Me soumettre entièrement à votre volonté
    Vous laissez me guider, vous laisser m’attacher
    Et ne rien vouloir d’autre que votre voix feutrée

    Qui me donne des ordres, qui me promet fessée
    Vos mots qui se font crus et disent sans hésiter
    Relève-moi donc ces fesses, je voudrais t’enculer
    Et j’espère que mes rêves seront réalisés.

  • La princesse et la graine

     

    Laissez-moi vous conter,
    L’histoire d’une princesse.
    Dans son cœur s’est posée
    Une graine de tristesse.

    Quand la graine a germé,
    Ses racines invisibles
    Aux yeux de tous cachée,
    Une douleur indicible.

    Quand les tiges ont poussé,
    Elles ont atteint son âme
    Et elles l’ont étouffée
    Jusqu’au moment du drame.

    La princesse ravagée,
    Se sentant étranglée,
    Renonça à la vie
    Et de ce monde parti.

    Attention, vos princesses
    Cachent bien leurs douleurs
    Pour que les départs cessent,
    Parlez leur donc sans peur.

     

    Hommage à Aurélie

     

  • Le miroir

    Ce matin, je me levais comme tous les autres matins. Enfin, se lever est un bien grand mot. Disons que je me suis assise sur le bord du lit, pas vraiment réveillée.
    J’ai levé la tête et face à moi, mon reflet dans la glace, dans ce miroir judicieusement posé pour épier mes ébats. Quoi de mieux que de voir celui qui vous régale en levrette. Mais je m’égare, cette histoire sera pour une autre fois, peut-être.

    Ce matin, j’étais seule. Seule, face à mon miroir, je me suis demandé s’il aimerait me voir ainsi assise. Aimerait-il mes épaules rondes, mes seins lourds aux mamelons caramel, mon ventre arrondi et niché à la jonction des cuisses, mon triangle sombre ? Verrait-il les nuances de couleurs ? L’ocre, là où mon maillot de bain me couvrait pudiquement, l’ambre sur les parties exposées. Aimerait-il tout cela, s’il était avec moi ?

    S’il était là ? Mmm, je commençai alors à l’imaginer : assis derrière moi, il me regarde dans le miroir.

    Ses mains glissent timidement sur mes épaules. Dans mon cou, sa bouche. Je frémis. Je vois dans le miroir, ses mains qui enveloppent mes seins, les soupèsent, les pressent et titillent les tétons. Mon corps s’arque tel celui d’un chat qui devance les caresses.
    Je ronronnerais presque.
    Une main s’échappe, parcourt rapidement mon ventre et vient se nicher à l’orée de mon sexe. Un doigt posé sur la pointe du clitoris m’interroge. Je comprends la question et j’écarte les cuisses, expose ainsi mon con à son exploration.
    L’invitation est claire et elle est acceptée.
    Dans le miroir, je vois son doigt qui disparait, qui s’enfouit doucement en moi. Il en sort lentement, enduit de ma cyprine. Il s’enfouit à nouveau puis sort alors mon bassin accompagne son mouvement.
    Murmure à mon oreille : « Pas encore ».
    Le doigt ainsi lubrifié revient sur mon bouton qui grossit et pulse, avide de caresses.
    Je ferme alors les yeux et je me laisse porter par les sensations. La main entre mes cuisses poursuit l’exploration, dans un rythme appuyé, me voilà pénétrée, branlée jusqu’au plaisir.

    J’ouvre les yeux, je suis seule face à mon miroir et je me vois, une main sur un sein, l’autre sur l’entrejambe. Je me souris, je suis belle quand j’ai joui.

  • Lettre à mon Ami

    J’ai envie de vous raconter des indécences
    Envie de vous écrire de ces choses insensées
    Des mots d’amour qui n’en sont pas, du désir franc
    Envie de vous écrire ce soir, encore une fois.

    Mais que pourrais-je bien dire et sur quoi discourir ?
    Vous parlez de mes seins qui attendent doux et lourds
    Que votre bouche avide les prenne, les suce, les gobe ?
    Ou parler de mon ventre qui espère vos caresses ?
    Ou mieux conter mes cuisses qui ne rêvent que d’une chose
    Enserrer votre tête quand vous vous régalez
    Quand votre langue agile me lèche et me caresse
    Cet endroit si fragile qu’on appelle les fesses.

    J’ai trouvé, je le crois, mon sujet pour ce soir
    Dans la pénombre complice, vous voilà derrière moi
    Vos deux mains sur mes seins, votre langue dans mon cul
    Une main glisse, descend, se pose sur mon clito
    L’autre reste sur le sein, en pince le téton
    Je mords dans l’oreiller, murmures incohérents.

    Ah mon très cher Ami, savez-vous seulement,
    Votre langue si adroite à m’échauffer le sang
    Comme vos doigts frétillants, appelle mon plaisir
    Mon doux, mon tendre Ami, n’arrêtez surtout pas
    Oui, bouffez-moi le cul, oh oui caressez-moi
    Je viens, mon cher Ami, je viens, c’est tellement bon !

    Ah mon très cher Ami, mon cher, si cher Ami
    Par vos mains, votre bouche, une fois de plus, j’ai joui.

  • Amie-Ami

    Ce texte de domination soft a été publié initialement sur le blog Les filles de feu

    J’aime ce titre d’Amie
    Cette emphase sur le A
    J’aime ce titre qu’il me donne.
    Cette confiance partagée.
    J’aime comme en quelques mots
    Il m’apaise, il me calme
    J’aime comme il me rassure
    Et j’aime par-dessus tout :
    Ces doux mots qu’il susurre
    Ces mots qui me caressent
    Ses mots crus qui m’effleurent
    Et qui éveillent en moi
    Un besoin, un désir
    De le prendre dans mes bras
    Et de poser sur lui
    Une pluie de baisers.
    Et de quitter les mots
    Me laisser attacher
    Par un doux lien de soie
    Le laisser décider
    Ce qu’il veut faire de moi
    Et quand les yeux bandés
    Je sens posé sur moi
    Le bout de la cravache
    Je sais ce qui m’attend
    Je sais sans le savoir
    J’attends son bon vouloir.
    Il va me faire plaisir
    En cela j’ai confiance
    Mais que va-t-il donc faire ?
    Comment va-t-il s’y prendre ?
    La cravache sur mon ventre
    Me caresse, pour l’instant,
    Elle remonte sur mes seins
    Me fouette très doucement
    Elle descend à nouveau
    Elle évite mon clito
    Ah, il veut me faire attendre !
    Sur mon ventre, mes cuisses
    Les lanières me caressent
    Et puis elles disparaissent
    Je frémis d’impatience.

    Un liquide sur mon ventre
    De l’huile tiède parfumée
    Ses mains glissent et me pressent
    Je devance les caresses
    Je me cambre, je voudrais
    Qu’il me touche les seins
    Il le sait, il attend
    Il veut que je demande
    « Touche mes seins s’il te plait »
    Mais c’est lui qui décide
    Et il veut que j’attende.
    Et ses mains continuent
    Elles me massent le ventre
    Puis l’intérieur des cuisses
    Puis les jambes et les pieds
    Et puis elles disparaissent…

    Elles reviennent sur mes hanches
    Elles me soulèvent un peu
    Un coussin dans mon dos
    Prestement ajusté
    Ses mains m’écartent les cuisses.
    Pas beaucoup, juste un peu
    Puis elles me touchent les fesses
    Ah, là juste à l’entrée
    Posé contre ma rosette…
    Un petit objet dur
    J’ai droit au plug, je crois !
    Il l’insère doucement
    Puis arrête le mouvement
    Je vais à sa rencontre
    Et je le prends en moi
    Un soupir de plaisir
    S’échappe de ma bouche.

    Tiens, à propos de bouche
    Lui ne parle toujours pas
    Il est trop occupé
    Sa bouche posée sur moi
    Me lèche le clitoris
    Le suce, l’aspire même
    Et moi je me trémousse
    Tant je prends du plaisir.
    Ah, ses mains sur mes seins
    Enfin, je l’attendais.
    Sa bouche, il se délecte
    Bois à ma source de vie.
    Et ces vagues de plaisir
    Qui montent et m’envahissent
    Et moi qui vocalise
    Comme pour l’encourager
    Et ce plaisir qui vient
    Sans jamais s’arrêter.

    Que j’aime quand mon Ami
    S’occupe de moi ainsi.

  • Les mots

     page froissée

    Il n’avait que ses mots, pour me dire son amour
    Il n’avait que ses mots, pour me dire son désir
    Il n’avait que des mots.

    Ces mots étaient si doux, ses mots, j’aimais les lire,
    Et j’écrivais mes mots, pour répondre en retour
    Je n’avais que mes mots.

    Nous n’avions que nos mots, et nos mots s’enlaçaient
    Nous n’avions que nos mots, et nos mots s’embrasaient
    Nous n’avions que nos mots.

    Nous n’avions que nos mots, pour nous dire notre amour
    Nous n’avions que nos mots, pour nous aimer toujours
    Nous avons dit ces mots

    Pourtant un jour ses mots ont changé, accusant
    Pourtant un jour ses mots se sont faits accablants
    Je n’aimais pas ses mots.

    Alors j’ai lu les mots, ceux qui étaient si doux
    Pour oublier ceux qui laissaient un drôle de gout
    Oui, j’ai relu ses mots

    Mais les mots acérés se sont accumulés
    Des mots comme des coups ont mon âme déchirée
    J’ai eu mal par ces mots

    Alors j’ai répondu, avec mes mots à moi
    Mes mots n’étaient plus doux, ils disaient mon émoi
    Je n’avais plus de mot

    Nous n’avions que nos mots, au lieu de nous aimer
    Avec de simples mots, nous nous sommes déchirés
    Nos mots étaient des lames

    Nos mots étaient acides et transperçaient nos cœurs
    Nos mots étaient tempête et nourrissaient mes pleurs
    J’avais mal par ces mots

    Il n’avait que ses mots
    Je n’avais que mes mots
    Entre-nous plus qu’un mot
    Entre-nous … aucun mot.

     

    Photo by Forest Simon on Unsplash
  • Le bédouin et la sirène

    tête de femme sortant de l'eau
    Tes yeux cernés de khôl se fichent dans mon âme
    Ton souffle sur ma joue fait frissonner ma peau
    Quand l’air du désert me réchauffe le dos
    Et l’ourlet de tes lèvres appelle les baisers
    Tu es si près de moi que je voudrais oser
    Te prendre dans mes bras et partager ma flamme.

     

    Pour toi, je renierai toutes mes étendues d’eau
    Sirène, je sortirai des étangs, des ruisseaux
    Pour toi, je m’exilerai sur ces terres arides
    J’attendrai tes baisers comme elles espèrent la pluie
    J’attendrai tes caresses dans le désert torride
    Je t’offrirai ce corps dont je te sens avide.

     

     

    Photo by Briona Baker on Unsplash